Raphaëlle Eva est une citoyenne du monde: Sa petite enfance passée en Guadeloupe, un père martiniquais, une mère franco-suisse, et une grand-mère tchèque lui ont donné très tôt le goût de l'évasion. Après avoir vécu 20 ans en banlieue parisienne, sa recherche d'authenticité l'a conduite à s'installer en Guyane.
Elle exprime son métissage à travers sa musique, mêlant textes français et rythmes tropicaux, chanson et world ... Elle s'inscrit ainsi dans la même démarche artistique que Laurent Voulzy, Bernard Lavilliers ou Henri Salvador.
Ses paroles, souvent contemplatives, explorent les passions humaines et les paysages lointains.
Son engagement est plus affectif que politique, mais elle tient à défendre le droit à la différence.
Dans son premier album, "Original", aux accents reggae, ragga, biguine, bossa et gwo ka, l'omniprésence des percussions révélait l'attachement à la nature, de cette auteur compositeur.
Le deuxième album conserve cette couleur acoustique, avec de la batterie en plus. Il a été réalisé avec l'aide de Kali, et enregistré de façon nomade, pour aller au devant des musiciens, en Guyane, en Martinique et à Paris.
Plusieurs artistes invités: Kali et son fils Nazareken, William Baldé, chanteur du groupe Yuba, prix découverte RFI en 96, pour un titre sur l'île de Gorée chanté en français et en wolof, et Symon de Almeida, jeune guitariste et chanteur brésilien, dans une adaptation en anglais et en portugais de la chanson traditionnelle guyanaise ''chagrin la tcho''.
Ce disque pousse plus loin les frontières des musiques du monde avec une importante influence africaine, notamment blues mandingue, une plus grande variété de rythmes latino-américains, et des tambours haïtiens.
Y figure également, la mise en musique d'un poème d'Aimé Césaire: ''Chanson de l'hippocampe", composée par le père de l'artiste, à laquelle l'écrivain a personnellement donné son accord.
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